
Petit-Déjeuner Parisien
SAVEURS & MOMENTS
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Dessiné en 1862 par Alphand — l'ingénieur qui a aussi créé les Buttes-Chaumont — ce square de 16 000 m² est un petit bijou à l'anglaise dans le 17e. Un plan d'eau peuplé de carpes koï et de canards, une grotte, une cascade en serpentine, un pont : on se croirait à la campagne. Les enfants adorent les aires de jeux, et depuis le fond du parc, on aperçoit les voies ferrées de Saint-Lazare — un contraste étonnamment photogénique.
Pourquoi y aller : Parfait si vous voulez décompresser loin des zones très touristiques, ou faire une pause en fin d'après-midi.
Bon à savoir : Très agréable par beau temps. Idéal avec des enfants pour une pause simple.
Commencée en 1763, achevée sous Napoléon en 1842, l'église de la Madeleine est un temple néoclassique à 52 colonnes corinthiennes de 20 mètres de haut, conçu à l'origine comme un temple dédié à la Gloire de la Grande Armée. L'intérieur, d'une seule nef voûtée, est éclairé par trois coupoles et accueille des orgues Cavaillé-Coll (1846) — les mêmes facteurs d'orgues que Saint-Sulpice et Notre-Dame. Des concerts de musique sacrée y sont donnés régulièrement, dans une acoustique remarquable. Camille Saint-Saëns y fut titulaire de l'orgue pendant vingt ans.
Pourquoi y aller : Pour l'architecture néoclassique et, si le calendrier le permet, pour un concert dans un cadre acoustiquement exceptionnel.
Bon à savoir : Entrée libre, 7j/7 de 9h30 à 19h. Le programme des concerts est disponible sur le site de l'église. La place de la Madeleine et ses épiceries de luxe (Fauchon, Hédiard) complètent la visite.
Le Musée Grévin, fondé en 1882 sur les Grands Boulevards, est bien plus qu'un simple musée de cire. Ce qui m'impressionne toujours, c'est le Palais des Mirages : vestige de l'Exposition universelle de 1900, cette salle entièrement tapissée de miroirs vous plonge dans un kaléidoscope géant de sons et lumières — un spectacle hypnotique que les guides ne mentionnent pas assez. On y croise environ 450 personnages dans des décors scénographiés, de Marie Curie à Zinedine Zidane. Les salles historiques — la Coupole et la salle des Colonnes — conservent leurs décors somptueux de la fin du XIXe siècle.
Pourquoi y aller : Faire une activité légère entre amis ou en famille, surtout si vous avez peu de temps.
Bon à savoir : Les week-ends peuvent être denses : venir tôt (ou réserver) évite souvent l'attente.
Édifiée entre 1876 et 1914 en pierre de Château-Landon — ce calcaire blanc qui blanchit sous la pluie au lieu de noircir — la basilique du Sacré-Cœur domine Paris depuis la butte Montmartre à 130 mètres d'altitude. Son style romano-byzantin, inspiré de Saint-Front de Périgueux, abrite l'une des plus grandes mosaïques de France (le Christ en Majesté) et un orgue monumental de Cavaillé-Coll. Le dôme, accessible par un escalier, offre un panorama à 360° sur toute la capitale.
Pourquoi y aller : Parfait pour une vue large sur Paris et une visite "Montmartre" sans musée.
Bon à savoir : Très fréquenté par beau temps : tôt le matin ou en semaine, c'est plus agréable.
Logé dans la plus vieille maison de Montmartre (17e siècle), au 12 rue Cortot, ce musée retrace l'histoire du village et de la Butte à travers trois siècles d'art et de vie parisienne. Renoir y a peint Le Bal du moulin de la Galette (1876) dans l'atelier du premier étage ; Suzanne Valadon et son fils Maurice Utrillo y ont vécu. Ce qui est unique ici, c'est la vue sur les vignes du Clos Montmartre depuis les jardins Renoir, reconstituées d'après des aquarelles de l'époque. Les collections couvrent l'affiche (Toulouse-Lautrec, Steinlen), la Commune de 1871, le cabaret, et l'histoire du Chat Noir.
Pourquoi y aller : Pour comprendre ce qu'était vraiment Montmartre avant le tourisme de masse — et pour la vue sur les vignes, rarissime à Paris intra-muros.
Bon à savoir : Ouvert 7j/7 de 10h à 19h. Billet en ligne conseillé en haute saison pour éviter la file. Comptez 1h30 à 2h pour une visite complète avec les jardins.
Le Musée Jacquemart-André est un hôtel particulier du boulevard Haussmann transformé en écrin d'art par un couple de collectionneurs passionnés. Ce qui est magnifique ici, c'est le grand escalier orné d'une fresque de Tiepolo — Henri III reçu à la Villa Contarini — transportée depuis Venise en 1893 et remontée panneau par panneau pendant huit mois. La collection italienne est exceptionnelle, avec notamment l'Ecce Homo de Mantegna dans le salon vénitien, et la chambre florentine aménagée comme une chapelle privée. Le salon de thé sous le plafond peint de Tiepolo est un moment à part.
Pourquoi y aller : Faire un musée intimiste, facile à visiter en 1–2h, parfait quand vous voulez du beau sans foule.
Bon à savoir : Sur certaines périodes, l'expo temporaire attire du monde : un créneau réservé rend la visite plus fluide.
Créé en 1778 pour le duc d'Orléans, cousin de Louis XVI, le parc Monceau est un jardin à l'anglaise semé de "fabriques" romantiques : une colonnade corinthienne au bord d'un bassin (la Naumachie), une pyramide égyptienne miniature, un ancien moulin hollandais. Les allées sinueuses et les grands arbres composent un décor élégant et paisible, très prisé des familles du 8e — et des joggeurs matinaux.
Pourquoi y aller : Idéal entre deux visites ou après du shopping, quand vous voulez souffler sans quitter Paris.
Bon à savoir : Très agréable le matin. En semaine, l'ambiance est souvent plus calme.
Plus grande place de Paris (8,64 hectares), la Concorde est chargée d'histoire : inaugurée en 1772 en l'honneur de Louis XV, elle devint place de la Révolution — où Louis XVI et Marie-Antoinette furent guillotinés. Son obélisque de 22 mètres, offert par l'Égypte en 1836 pour célébrer le déchiffrement des hiéroglyphes par Champollion, forme un immense cadran solaire. Les deux fontaines monumentales d'Hittorff (1840) — des Fleuves au nord, des Mers au sud — complètent ce décor grandiose entre Tuileries et Champs-Élysées.
Pourquoi y aller : Excellent point de passage pour une grande promenade (Concorde → Tuileries → Louvre, ou vers les Champs-Élysées).
Bon à savoir : Circulation dense : traversez uniquement aux passages piétons et prenez votre temps, surtout si vous êtes avec des enfants.
Le Louvre est le plus grand musée du monde, et ce que j'aime dire à nos clients, c'est qu'on ne "visite" pas le Louvre, on choisit son Louvre. Les trois icônes — la Joconde de Vinci, la Vénus de Milo dans sa salle épurée, et la Victoire de Samothrace qui domine majestueusement l'escalier Daru — sont des moments d'émotion pure. Mais le vrai plaisir, c'est de s'égarer dans les salles moins fréquentées : les antiquités égyptiennes, les appartements Napoléon III, ou la galerie d'Apollon avec ses plafonds dorés.
Pourquoi y aller : Parfait si vous avez une liste d'œuvres précises : en ciblant, la visite est beaucoup plus agréable.
Bon à savoir : Le Louvre est très grand : choisissez 2–3 zones maximum plutôt que "tout faire".
Le Musée de l'Orangerie est un écrin intimiste au cœur du Jardin des Tuileries, et ce qui rend ce lieu unique au monde, ce sont les huit panneaux monumentaux des Nymphéas de Claude Monet, déployés dans deux salles ovales conçues avec l'artiste lui-même. La lumière naturelle zénithale baigne les toiles et les ovales évoquent le symbole de l'infini — on est enveloppé de nénuphars, de reflets et de saisons. Au sous-sol, la collection Walter-Guillaume offre un parcours exceptionnel avec Renoir, Cézanne, Modigliani et le Douanier Rousseau.
Pourquoi y aller : Parfait pour une visite courte mais marquante, notamment si vous aimez Monet.
Bon à savoir : Les salles des Nymphéas se savourent mieux quand il y a moins de monde : essayez tôt ou en semaine.
Enclos par les arcades du Palais-Royal, ce jardin de 240 mètres de long est l'un des coins les plus calmes du centre de Paris — à deux pas du Louvre, mais ignoré de la majorité des touristes. Ce qui est unique ici, c'est le contraste : les colonnes rayées de Daniel Buren (installation Les Deux Plateaux, 1986) dans la cour d'honneur, entourées d'un jardin à la française ponctué de tilleuls taillés et de bancs de pierre, le tout bordé d'arcades abritant des galeries marchandes, des antiquaires et quelques boutiques rares introuvables ailleurs à Paris (joailliers, soldats de plomb, musique ancienne). Le Conseil d'État et le Conseil constitutionnel y ont leurs bâtiments.
Pourquoi y aller : Pour souffler entre deux musées, flâner sous les arcades, et découvrir l'une des compositions urbaines les plus soignées du 18e siècle parisien.
Bon à savoir : Ouvert 7j/7, 8h–22h30. Accès libre. Les galeries marchandes sous les arcades ont leurs propres horaires d'ouverture (généralement 10h–18h selon les boutiques).
Dessiné par Le Nôtre en 1664, le jardin des Tuileries s'étend sur 26 hectares entre le Louvre et la place de la Concorde, long de près d'un kilomètre. La spécialité ici, ce sont les chaises vertes en métal posées au bord des deux grands bassins octogonaux — une institution parisienne depuis le 19e siècle, où l'on vient s'asseoir sans raison particulière entre midi et deux. Le jardin abrite une centaine de sculptures en plein air (Rodin, Maillol) et donne accès à deux musées en son sein : l'Orangerie (côté Seine, nymphéas de Monet) et le Jeu de Paume (photographie contemporaine).
Pourquoi y aller : Pour la promenade axiale entre le Louvre et la Concorde, les sculptures en extérieur, et les chaises au soleil en toute saison.
Bon à savoir : Ouvert 7j/7, 7h30–19h30 (jusqu'à 21h en été selon la période). L'accès au jardin est gratuit ; l'Orangerie et le Jeu de Paume sont payants et à réserver en ligne.
Le Musée d'Orsay est installé dans l'ancienne gare d'Orsay, et ce qui est magnifique ici, c'est cette nef de 138 mètres de long inondée de lumière à travers l'immense verrière, avec les sculptures qui se découpent en silhouettes le long de l'allée centrale. On y voit la plus grande collection impressionniste au monde : le Bal du moulin de la Galette de Renoir (salle 30, 5e étage), les cathédrales de Monet, les autoportraits de Van Gogh, les danseuses de Degas. Mon conseil insider : la grande horloge vitrée du 5e étage offre un cadrage spectaculaire sur le Sacré-Cœur.
Pourquoi y aller : Pour les grands noms (Monet, Renoir, Van Gogh, Degas...) et l'ambiance unique de l'ancienne gare.
Bon à savoir : Réservez un créneau pour éviter l'attente ; tôt le matin ou en fin de journée, c'est souvent plus agréable.
Le Petit Palais est un joyau Beaux-Arts construit par Charles Girault pour l'Exposition universelle de 1900, et ce que beaucoup de visiteurs ignorent, c'est que ses collections permanentes sont gratuites. On y découvre 5 000 m² d'œuvres allant de l'Antiquité au début du XXe siècle : Courbet, Monet, Renoir, Cézanne, et un ensemble exceptionnel de 350 gravures de Rembrandt qui rivalise avec les plus grandes institutions européennes. Ne manquez pas le jardin intérieur semi-circulaire de 600 m², une oasis secrète avec colonnades, mosaïques et fresques de Paul Baudouin illustrant les heures du jour.
Pourquoi y aller : Très bon choix pour une visite "musée" plus fluide, souvent moins dense que les très grands musées.
Bon à savoir : L'entrée des collections permanentes est souvent gratuite : vérifiez les conditions du moment.
Le Palais de la Découverte, fondé en 1937, est le musée des sciences où l'on comprend en voyant faire. Installé dans une aile du Grand Palais en cours de rénovation, il rouvrira progressivement avec des espaces modernisés. Ce qui est unique ici, ce sont les démonstrations en direct : la salle d'électrostatique avec ses hautes tensions spectaculaires et son effet cage de Faraday, le planétarium avec sa nouvelle technologie hybride, et la célèbre "salle pi" circulaire où 707 décimales du nombre pi sont inscrites sur les murs — un lieu culte pour les amoureux des sciences.
Pourquoi y aller : Parfait en famille ou si vous aimez comprendre en "voyant faire" (démos, expériences).
Bon à savoir : Certaines activités sont à horaires : regardez le programme du jour à l'entrée.
Le Grand Palais, magnifiquement restauré et rouvert en juin 2025, abrite la plus grande verrière d'Europe : une nef de 13 500 m² sous un volume de 460 000 m³, inondée de lumière naturelle. Construit pour l'Exposition universelle de 1900, c'est un écrin monumental qui accueille désormais de grandes expositions en co-production avec le Centre Pompidou — Matisse, Hilma af Klint en 2026. Ce qui est unique ici, c'est le dialogue entre l'architecture Beaux-Arts et les œuvres contemporaines sous cette cathédrale de verre et d'acier.
Pourquoi y aller : Idéal si une exposition vous attire : le bâtiment à lui seul vaut souvent le détour.
Bon à savoir : La programmation change : vérifiez l'exposition du moment et réservez sur les dates très demandées.
Ce qui est magnifique ici, c'est la sculpture Le Départ des Volontaires de François Rude — aussi appelée La Marseillaise — sur le pilier droit : elle est saisissante de puissance. Sous la voûte, la flamme du Soldat Inconnu brûle sans interruption depuis 1923, et les noms de 558 généraux sont gravés sur les parois intérieures. Montez les 284 marches jusqu'à la terrasse : la vue sur les douze avenues en étoile au coucher du soleil est un moment que vous n'oublierez pas.
Pourquoi y aller : Pour monter sur la terrasse et avoir un point de vue "central" sur Paris (très bien au coucher du soleil).
Bon à savoir : Il y a pas mal de marches : prévoyez des chaussures confortables. Aux heures de pointe, la terrasse peut être fréquentée.
L'histoire est savoureuse : le nom vient du quartier de la Mouche à Lyon, où ces bateaux furent construits pour l'Exposition universelle de 1867. C'est en 1949 que Jean Bruel relance le concept en croisière touristique — il invente même un personnage fictif, Jean-Sébastien Mouche, dont la "biographie" fut publiée dans Le Monde. Aujourd'hui, la Compagnie accueille 2,5 millions de passagers par an pour une heure de Seine entre monuments illuminés.
Pourquoi y aller : Idéal pour une première découverte de Paris ou une sortie en fin de journée.
Bon à savoir : Prévoyez une veste : il fait souvent plus frais sur le pont. Vérifiez les horaires du dernier départ.
Le Musée Rodin occupe l'Hôtel Biron, un splendide hôtel particulier rococo de 1732 que Rodin a découvert à l'abandon en 1908 et qu'il a peuplé de ses œuvres jusqu'à sa mort. Ce qui est magnifique ici, c'est le jardin de près de trois hectares : Le Penseur trône face aux parterres de 2 000 rosiers, La Porte de l'Enfer déploie ses 200 figures tourmentées, et Le Baiser vous attend à l'intérieur dans un silence de marbre. Ce que les guides ne disent pas toujours, c'est que La Porte de l'Enfer est l'œuvre-mère : c'est d'elle que sont nés Le Penseur et Le Baiser.
Pourquoi y aller : Idéal si vous aimez la sculpture et que vous voulez aussi profiter d'un moment dehors.
Bon à savoir : Par beau temps, le jardin est un vrai plus : prévoyez un peu de temps pour en profiter.
Le Palais de Tokyo est le plus grand centre d'art contemporain d'Europe, face au Trocadéro dans le 16e arrondissement. Ce qui rend ce lieu à part, c'est son énergie brute : 13 000 m² d'espaces d'exposition dans un bâtiment volontairement laissé en béton apparent, où les artistes investissent des volumes immenses avec des installations souvent immersives et déroutantes. Le secret le mieux gardé, ce sont les nocturnes gratuites du jeudi soir en été, de 19h à minuit — l'ambiance change complètement. En sous-sol, le Yoyo offre un espace événementiel et club à la scénographie underground spectaculaire.
Pourquoi y aller : Pour voir quelque chose de très actuel et sortir des musées "classiques".
Bon à savoir : Les expos changent souvent : vérifiez celle du moment pour voir si le style vous parle.
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